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Killing Enterprise Mag'_Ouille^^
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Tout se passe pour le mieux sur le vaisseau Enterprise Travian, en cette belle fin de Prairial. Messidor s’annonce difficile, tant les estivants seront nombreux. Nafout, le BOT qui gère Enterprise Travian est enclenché, détectant et muselant les plus insignifiants écarts des brebis dociles constituant cette vaste communauté. Par précaution les équipages de Enterprise Travian sont conservé a minima, rendus au rôle de simple presse boutons tant le BOT est puissant et efficace. En ces temps de crises, inutiles d’avoir des surcoûts fonctionnels, la caillase doit rentrer coute que coute… Les brebis s’arrangeront des loups, déguisés en brebis ou non… xD
Zozo est au commandes ce soir là, il scrute son écran, ébahi des prestations de la Galactique World Cup, les pieds croisés et vachement posés sur la console du poste de conduite Enterprise Travian. Il se gave de chips grasses et s’essuie les doigts sur le manuel monopage inutile qui lui sert de check en cas d’arrêt impromptu du BOT surpuissant, qu’il doit « chiennement » surveiller et pour lequel il donne son temps, à défaut de donner encore son droit de péage, sésame du droit d’accès à ce formidable poste de pilotage, formidable donjon d’où émane la justice divine. Justice implacable, rationnelle, factuelle, respectueuse et acharnée à démontrer chaque jour par l’exemple, le devoir inconditionnel de respecter les écrits en vigueurs.
 
Zozo, fatigue, il enchaine les heures, la relève et la hiérarchie sont absentes. Après 18H00 de service ininterrompu il s’endort… Il rêve à son engagement, sa fierté d’être de ceux qui respectent l’ordre des choses. Son ecran 3D continue de lui envoyer le programme dans les oreille, quand soudain, c’est l’extase : « GGOOOOOAAAAAAALLLLLLLLLLLLLL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ». Les Bochotrons viennent d’encaisser un but. Il sursaute, ses pied tressautent sur le pupitre, et viennent à heurter malencontreusement la manette interdite. S’ensuit un compte a rebours sonore, agrémenté de flash lumineux terrorisant. Il est perdu. Vite, l’astreinte…
 
Zozo appelle Gogol :

« Allo, Chef ? Zozo a l’appareil, je viens de heurter le levier 2C et je crains qu’il se passe un truc grave dans les 30 minutes… :s »

« KOOOOIIIIIIIIIIII !??!!!! Tu as heurté le levier 2C ? Espèce d’abrutis, Spokinette va être transmutée d’office et Enterprise Travian va être dissous !!! Tu viens de lancer le crash qui servirait uniquement en cas de rebellions et de prise du pouvoir par les Brebis !! »

« Bah, j’ai pas fait exprès chef, je fais comment ? Y’a un Captcha en forme de tête de mort qui apparait et je n’ai pas trouvé la touche tête de mort »

« Suis à l’apéro espèce de boulet. En clair, tu dois commettre un écart a l’encontre d’un joueur pour pouvoir déloquer la situation en utilisant les Natars !! Démerde-toi de rattraper ça, et vise pas un coupaing sinon ça va chier !! Si ça ne s’arrête pas je viens et tu vas manger… Je vais te Crop Dead la bouche à coup de bottes !! »

« Bah j’ai pas le droit chef… :s Je dois respecter les écris… :s »

« OK, je mets mes bottes !! »

Clic, le chef raccroche.
 
Zozo est perdu, il ne sait que faire. Il cherche une solution possible... « Qui embêter ? A qui s’en prendre ? Tapper une WW a 0 ? Non, trop détectable… Tiens la WW la plus petite, ça devrait aller :oops:. Je vais lui balancer un fake ».
 
Les minutes passent. Le compte a rebours défile, Zozo tremble ce qui lui reste de dents avant l’arrivée de Gogol…
Zozo a trouvé, il peut envoyer son fake. Il lock la cible, 10, 9, 8, 7… il est perdu. Il ne réfléchit pas et mets ce qui lui tombe sous la main… 2, 1, Clic, c’est parti. Le compte a rebours s’arrête, Zozo est heureux^^ Heureux jusqu'à ce qu’il réalise son erreur. Trop tard, l’attaque est partie…
 
De son côté, la brebis assaillie a détecté l’attaque qui suit de peu celle qu’il vient d’encaisser suite a son déblocage de niveau WW. « Bizarre » se dit-il. « Jamais vu un truc pareil… Lol. Sont bizarre les Natars^^ ».
Conforté dans son analyse par quelques conseillés, il reste serein…
 
En quelques heures, les farouches Natars débarquent chez la cible de circonstance et c’est la stupeur. Le ciel est noir, le vent arrache les casques des Défenseurs, les éclairs qui tombent au rythme cadencé des Natars en foudroient quelques-uns au passage et c’est le choc. L’armée est terrassée, sans aucune autre forme de procès….
 
 
L’assailli reste bouche bée…
 
Pendant ce temps, Gogol qui est arrivé dans le poste de commande :

« T’as réussi à stopper ? Bien »

« Oui Chef, mais dans ma précipitation, j’ai un peu forcé… :s »

« Forcé ?!?! Oh pu*ain, espèce de crétin… Je vais te démollir et Spokinette va te bruler vif !!! »

Gogol empoigne Zozo, qui tremble de tout son corp : « Pis y’a la brebis victime qui envoie un message. Je reçois automatiquement les messages de la boite de l’agent 666. Il fait la Teuf' avec ses potes et je dois tout gérer… »

« Ta gu*ule !! » hurle Gogol, laissant tomber Zozo a terre…

La brebis se plaint en effet et écrit a tue touche : « Béééééhhh keski space ?? Cépajust. Gété attaké 2foi today déjà »

En effet deux salves « normales » venaient de frapper 05H11min plus tot… :
 
 
Zozo veut rattrapper le coup :

« Pour qui se plaignent pas, je peux lui mettre des captchas à chacune de ses actions messagerie ? C’est pas juste, mais je vais pas supprimer son compte quand même, j’ai pas choisi ce métier pour ça… »

« Pas mal, je savais que t’avais du potentiel, en dépit de ta bêtise de noob… Mais y’a mieux, envois lui un message via agent 666 et utilise la procédure « TG Fuck ». C’est radical et on gagne de la caillasse avec ça »

« Ah oui ? Celle là, chef ? » :
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Bonjour,

Si vous contester la validité de cette attaque, vous pouvez adresser votre question en envoyant un mail à admin@travers.fr

cordialement.

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« Ouaip, c’est radical. Au pire il va déprimer puis déleter. C’est notre centre de recyclage, on y traite la merd* sur papier directement et on vend aux recycleurs »

« C’est fait chef, et la brebis a fermé sa boite… »

« T’es pas mauvais, on a bien fait de virer ton prédécesseur^^ En plus t’as pas tappé un ami, c’est cool, t’as le feeling»

« Ah oui ? Il avait fait quoi ? »

« La même c*nnerie que toi, sauf qu’il a replanté un village Natars délété là ou il ne faut pas. Trop dans la réflexion le mec, il a utilisé l’implantation aléatoire »

« Bah c’est prévu chef, non ? »

« T’occupe, je t’expliquerai... »

« Au fait chef, demain je serais là a ta place, si t’as un truc à faire »

« Je m’étais pas trompé, t’as du talent et Spokinette sera fière de toi, sois en certain »

« Merci chef. Heu, un autre truc. Y’a Kikisansscrupules qui demande un déblocage particulier sur le S.XXV »

« Fais ça après 20H00, son OFF a tapé mais il est pas sur son compte »

« OK, chef »
 
Zozo avait rattrapé son affaire, y perdant quelques états d’âmes. Nafout, son occupation intense ne lui permettait plus de se scruter naturellement dans un miroir, désormais. Il était blanc dans sa tête chaque fois, autant que ça « papate » glissée dans la porte de quelques Brebis...
 
« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
 
PS: Toute ressemblance avec des éléments rééls ou ayant existé seraient réelle^^
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Voilà, je pense que ce RC épique a sa place ici. Désolé pour les Natars à qui l’on a pas demandé la permission pour les noms. On ne va pas jouer sur les respects et l’ordre des choses, hein^^
 
Gégé au défenseur et a l'attaquant. J'ajoute même un Special thanks a l'attaquant pour son fair-play :p
 
Pour la culture je vous ajoute ceci :
 
Les Animaux malades de la peste

(Jean de la Fontaine)
 

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.